samedi 25 mars 2017

partie 2-2: les trois piliers

Les 24 versets suivants expliquent les trois piliers de La Voie et l'enseignement de la parole vivante.







2-2-1

Les trois piliers sont le socle de La Voie

La pratique de La Voie est faite de trois piliers, trois pratiques qui sont la méditation, le satsang et le service. L'enseignement de la parole vivante, le guide et l'agya font également partie de La Voie. L'enseignement du guide passe par son satsang mais pas seulement. Cet ensemble de choses font la Sàdhanà.


2-2-2

Sans Sàdhanà il n'y a pas de voie


2-2-3

La Sàdhanà est La Voie


2-2-4

La Voie est la Sàdhanà


2-2-5

La Sàdhanà est multiple

La Sàdhanà est faite des trois piliers, de l'agya (les valeurs morales), du Guide vivant. Les multiples facettes de l'existence humaine normale peuvent être contenues dans la Sàdhanà, il est théoriquement possible de tout faire sans jamais sortir de la pratique des trois piliers. Cette maîtrise (Samyama) de son existence quotidienne, à travers la pratique des trois piliers est le but pratique de La Voie, ou la Réalisation.


2-2-6

Le Dharma est dans la Sàdhanà

Le dharma, dans l'acception de La Voie, est le “devoir sacré”. Assumer ses devoirs, au quotidien, fait partie des préconisations du guide et observer ses préconisations est un dharma.


2-2-7

Parler de La Voie aux oreilles attentives est dans la Sàdhanà

Parler de La Voie aux oreilles attentives fait parti des trois piliers, c'est le satsang, encore faut-il que la personne ait des oreilles pour entendre.


2-2-8

Le guide est dans la Sàdhanà

Le guide de La Voie fait partie de la Sàdhanà à cause de son enseignement, de sa Lilà, de son darshan (présence physique) et de son satsang.


2-2-9

Le guide dit l'agya


2-2-10

Les piliers de La Voie sont au nombre de trois


2-2-11

Enlève un des trois piliers et La Voie vacille


2-2-12

Chaque pilier a la même importance

Cette importance ne signifie pas qu'il faut passer autant de temps dans le service qu'en satsang et qu'en méditation. Il ne s'agit pas de diviser les vingt-quatre heures de la journée en trois parts égales. Le guide vivant est là aussi pour expliciter ces “détails”.


2-2-13

Les piliers sont service-satsang-méditation


2-2-14

Celui qui n’est pas sage, ayant reçu la Connaissance
Pratique parfois les piliers et parfois ne les pratique pas

Mais cette personne pas sage n'est pas à blâmer pas plus à juger, chacun fait selon sa conscience et ses possibilités. Personne ne peut juger le comportement d'autrui, pour ce qui concerne l'Observance (de la Sàdhanà) pas plus le guide vivant que n'importe lequel des pratiquants.


2-2-15

L'initié est ferme dans l'Observance
Sinon il se perd dans l'illusion et la dualité

Mais il peut se retrouver facilement: en revenant dans l'Observance. On n'est jamais définitivement perdu. Le Saint-Nom est en toi et même si tu te sens profondément perdu, le Saint-Nom, Sa Grâce sont encore en toi.


2-2-16

Dépasse ta nature matérielle qui t'attache à l'illusion
Libère-toi de la dualité et de tes désirs
Reste dans la Grâce de l'Observance

Il faut préciser ici qu'il ne faut pas confondre les désirs et les besoins. Avoir besoin de manger est une chose, vouloir du homard en est une autre.


2-2-17
Quand tu ne seras plus distrait par l'illusion du monde
Quand tu seras absorbé dans l'Observance
Tu connaîtras Satçitananda

Satçitananda est la parfaite conscience de la béatitude, le Christ disait le “Royaume”, ailleurs on dira le Satori ou samadhi.


2-2-18

Celui qui reste attaché au Saint-Nom
Connaît le vrai détachement

Se détacher sans solution de secours est impossible: imagine-toi accroché par les mains, le corps entier dans un vide d'une hauteur de deux cent mètres, lâcherais-tu ta prise ? Pour lâcher il faut une solution de secours, une corde d'assurance, quelque chose d'autre à quoi s'accrocher. En spiritualité c'est la même chose: il faut se détacher mais pour ça avoir autre chose à quoi s'accrocher et quelque chose qui libère. C'est ce que fait le Saint-Nom, la pratique de sa technique.


2-2-19

Qui se garde dans l'Observance reçoit de L'Un Sa Grâce
Se voit libre de tout attachement, comme de toute aversion

L'amour et la haine sont les deux faces d'une même médaille et la liberté (le mot yoga a très longtemps signifié “liberté” ou “libération”) c'est le détachement des bons comme des mauvais sentiments.


2-2-20

Celui qui, pris par l'envie, néglige la Sàdhanà est illusionné
Privé de Connaissance, voué à l'ignorance et à la servitude

Mais ce n'est pas pour autant qu'il est à jamais perdu: à chaque instant tu as le choix d'être ou de ne pas être dans la conscience. Un instant de vraie conscience efface d'un coup des mois, des années de souffrances, d'illusion. Quand on sort d'un cauchemar il est terminé.


2-2-21

Celui dont la Grâce a chassé les doutes
Et qui suit la Sàdhanà
Se tient dans la conscience hors du karma

Il est possible de sortir du karma, de ne plus être assujetti à la loi d'action-réaction. Même bon le karma reste le karma et ceux qui passent leur vie à se fabriquer un bon karma, pour leur vie d'après, oublient que le propos de leur vie d'aujourd'hui n'est pas de préparer la prochaine mais de se libérer des chaînes du Samsarà. Pour sortir du karma il faut être dans le non-agir. Un des trois pilier de La Voie, le service, permet à celui qui le pratique de le faire.


2-2-22

La Libération est pour qui
Sans colère et maître de ses désirs
Connaît sa vraie nature et Observe la Sàdhanà


2-2-23

Qui s'impose une ascèse sévère
Mais non conforme à la Sàdhanà
Est guidé par l'ego-spirituel
Et torture l'âme comme le malin fait

Un verset du “Chant du bienheureux” (Bhagavad-Gîtâ) dit la même chose (15.4 et 17:5/6 pour la Bg) Jeûner de longues semaines, vivre nu sans confort, se flageller en signe de repentance et d'humiliation est obéir au malin déguisé en moine, l'ego-spirituel. Le corps est le temple de L'Un et il est nécessaire de le bien traiter. L'Observance de la Sàdhanà n'est en aucun cas une ascèse privative de joie, de liberté, de confort et de bien-être. Les trois piliers sont précis: il sont le service, le satsang et la méditation, et l'agya donne les prescriptions morales à suivre et y mettre autre chose est sortir de La Voie. Le Guide vivant est là pour dire ce qu'est La Voie, c'est même là sa proncipale utilité.


2-2-24

La pleine conscience est la raison de La Voie
On la désigne par “Satçitananda” ou “Royaume