mercredi 22 mars 2017

Troisième partie: Le guide


24 versets à propos du guide de La Voie. Une mise au point sur ce qu'est un maître spirituel. Ce n'est pas inutile, assurément !






3-1-1

Le guide connaît le chemin

Aller gravir une montagne en suivant un guide qui ne connaît pas le chemin est une absurdité. Un vrai guide n'est pas seulement un conseilleur, il est aussi un expert qui connaît le chemin pour l'avoir parcouru. Comment reconnaître un bon guide ? A son enseignement.


3-1-2

Le guide a un Dharma celui de te guider

Le dharma est yama, une obligation sacrée, un devoir à respecter.


3-1-3

Le guide est un être humain incarné
En même temps que celui qui le suit

Le guide n'est pas un demi-dieu pas plus qu'un avatar. Il est un être humain vivant. On ne peut suivre un guide disparu, à qui il est impossible de poser une question et de recevoir de lui une réponse. Suivre un guide mort, à travers ses ouvrages ou ceux que d'autres ont écris après sa mort est comme gravir une montagne inconnue avec un plan.



3-1-4

Le guide répond aux questions de celui qui le suit


3-1-5

Le guide n'est pas L'Un


3-1-6

Le guide n'est pas l'ami de celui-qui-sépare

Celui-qui-sépare est le diable. C'est ce que signifie le mot diable. Il sépare quoi de qui ou qui de quoi ? Il sépare l'âme de L'Un. Il est le faux-ego, la vanité en nous, l'ego-spirituel, l'usine à concepts. Le faux-ego, ou faux-soi, déteste le vrai guide et ne veut pas le suivre. Le faux-ego veut bien suivre un guide pourvu qu'il soit mort ou un archange ou L'Un en personne, parce qu'il le vaut bien ! Un vrai guide vivant remet en cause la vanité du faux-ego et ça il ne peut le supporter par nature.


3-1-7

Celui-qui-sépare n'aime pas l'idée d'un guide vivant


3-1-8




Sot est celui qui croit être le guide de lui-même
Quand il est le sujet soumis de ses désirs,
De sa vanité et de ses concepts


3-1-9

Un aveugle ne peut guider un autre aveugle
Ni se guider lui-même


3-1-10

Le guide est la source du satsang

Le satsang est un des trois piliers de la pratique, socle de La Voie. Le guide et les premie donnent le satsang.


3-1-11

Ne te poses pas de questions, pose-les au guide
Tu auras la réponse

Se poser à soi-même des questions, quand on ne connaît pas les réponses, est vain. Poser ses questions au guide est plus utile. Aucune obligation n'est faite d'agréer ses réponses car le libre-arbitre est en chaque être-humain, donné par L'Un et il doit-être respecté.


3-1-12

Comme tu es multiple, le guide l'est aussi
En lui il n'y a pas que L'Un, ni seulement son Verbe
Le guide est avant tout un être humain et comme tout être humain il y a en lui l'ego et le faux-ego. Ce qui fait qu'il est guide c'est qu'il sait comment s'effacer pour laisser le satsang couler de lui et que jamais il ne se laisse berner par le faux-ego. Un vrai guide est un éveillé qui a une juste-vue.


3-1-13

Écoute le satsang du guide
Et prends ses paroles comme vérité

Mais rien ni personne ne peut t'y obliger, toujours à cause du libre-arbitre. Mais quand on prend un guide il est bon de le suivre, sinon autant faire le chemin sans guide. Bien choisir son guide, en fonction de son enseignement et puis le suivre.


3-1-14

Il n'y a pas de voie sans guide, il est le porte-clé et la carte

Une voie spirituelle a un guide vivant sinon ce n'est pas une voie mais une carte, une religion, une théorie.


3-1-15

L'agya, les trois pîliers ne vont pas sans le guide


3-1-16

Le guide dit l'agya


3-1-17

Le guide peut ajouter à l'agya


3-1-18

Les préconisations du guide sont agya

3-1-19

Le guide révèle la Lumière

Au moment de la Révélation des quatre techniques de La Voie, le guide montre à l'aspirant la Lumière-intérieure et la technique de méditation pour le faire, ensuite, seul.


3-1-20

Le guide peut désigner des premie pour le faire


3-1-21

Le guide est là pour chaque initié


3-1-22

Quand un guide s'en va, un autre vient

Ce qui compte c'est que le guide soit en vie. Une fois mort il faut en suivre un autre, un vivant pourvu qu'il délivre le même enseignement.


3-1-23

Le guide ne peut demander quoique ce soit
Au détriment de celui qui le suit

Un guide ne peut demander quoi que ce soit à ses disciples qui soit à leur détriment, contre leurs intérêts, leur sécurité et leur intégrité physique et morale. Un guide doit aussi se plier aux lois du pays où il vit et à la morale commune. C'est de l'ordre du dharma ou yama.


3-1-24

Le guide respecte le libre-arbitre

L'Un a doté l'être-humain du libre-arbitre, c'est même ce qui lui donne son humanité. Personne ne peut déroger à ce libre-arbitre.


3-1-25

Seuls ceux qui le veulent suivent le guide


3-1-26

Quitter la guidance du guide c'est quitter La Voie


3-1-27

Le guide est guide sur La Voie


3-1-28

Le guide va sur la Voie

3-1-29

Le guide est éveillé il connaît le chemin pour l'avoir parcouru


3-1-30

Tous les vrais guides sont éveillés


3-1-31

Tous les éveillés ne sont pas des guides


3-1-32

Certains éveillés sont aussi des saints
Tous les saints ne sont pas des éveillés
Être guide n'est pas être saint

L'éveil et la sainteté n'ont rien à voir. Souvent ils sont confondus. Une personne sainte est prise pour un éveillé et un éveillé qui n'est pas un saint n'est pas considéré comme un éveillé. L'éveil est un état de conscience venu grâce à un nirvikâlpa-samadhi, la sainteté à force de vertus et de bonnes actions.


3-1-33

Le guide ne se doit pas de correspondre à l'image
Que tu as d'un guide

Un guide est avant tout une personne humaine et il ne se doit pas de porter un uniforme de guide.


3-1-34

Le guide n'entre pas dans la boîte de tes concepts

3-1-35

Le guide ne se vêt pas selon tes désirs


3-1-36

Le guide ne parle pas de telle ou telle façon


3-1-37
N'attends pas d'amour du guide
L'amour vient du Saint-Nom

Ce qui compte, chez un guide, c'est son enseignement.

3-1-38

Le guide voit le Saint-Nom en chaque être vivant
Il voit aussi son contraire

Le contraire du Saint-Nom est le faux-ego. Le guide voit le Saint-Nom chez chacun mais aussi le faux-ego.


3-1-39

Le satsang du guide est un Darshan
Son Darshan une méditation

Le Darshan est la présence physique du guide.


3-1-40

Le pouvoir du guide est de s'effacer

Le guide n'est pas télépathe, il ne lévite pas plus qu'il ne guérit mais il a le pouvoir de s'effacer pour laisser s'exprimer, à travers lui, l'inspiration du Saint-Nom.


3-1-41

Le guide est guide parce qu'il s'efface


3-1-42

Quand le guide se désincarne, il ne guide plus


3-1-43

Le guide meurt, le Saint-Nom demeure


3-1-44

Le guide passé n'est plus qu'un souvenir


3-1-45

Celui-qui sépare aime suivre un guide disparu
Parce qu'il ne le gêne ni ne le contrarie

3-1-46

Le guide n'est pas un magicien





Quatrième partie:

L'agya



Table des matières



1/ Le respect de ses devoirs

A/ Devoirs vis-à-vis des autres

a) La non violence
b) La véracité
c) L'intégrité
d) Le désintéressement
e) La tempérance vis à vis d'autrui

B/ Devoirs vis-à-vis de soi

a) La propreté du corps
b) Se soigner
c) La sobriété
d) La bonne humeur
e) La sérénité
f) La détermination
g) L'ardeur


2/ L'autodiscipline


3/ La posture-intérieure



1, le respect de ses devoirs


Le respect de ses devoirs vis-à-vis des autres, et de soi-même, est important. Ce n'est pas une question morale ni dogmatique, mais respecter ses devoirs (ou dharma) est une des composantes essentielles de la pratique.

Dans le chapitre « devoirs » il faut aussi ranger les obligations. Par exemple, quand vous êtes d'un pays, vous vous devez de respecter les lois de ce pays. Vous devez aussi respecter le code de la route et toutes ces sortes de choses.


« Le bien n'est ni morale ni loi, le sage respecte l'une et l'autre. »

Bhaktimàrga 1-4-6


Quand vous êtes le salarié d'une entreprise, d'un patron vous devez respecter les termes de votre contrat, du règlement intérieur de l'entreprise, ainsi que vos obligations professionnelles, en terme de travail, de confidentialité etc.

Quand vous êtes le chef d'une entreprise, le contremaître d'ouvriers, le cadre de salariés, le sous-officier, l'officier de soldats, il est de votre devoir de vous acquitter au mieux de vos charges dans l’intérêt bien compris de vos collègues et subordonnés comme de la structure où vous œuvrez et de la mission qui vous a été confiée et que vous avez acceptée.

Quand vous êtes un époux, une épouse, un fils, une fille, un frère, une sœur, un père, une mère vous devez assumer vos obligations vis-à-vis de ceux qui comptent pour vous et pour qui vous comptez.

Assumer au mieux ses devoirs et ses obligations c'est aussi de bien faire ce que vous avez à faire : de le faire comme si vous le faisiez pour le Seigneur, le mieux qu'il vous est possible de faire.


A/ Devoirs vis-à-vis des autres

Les devoirs vis-à-vis des autres sont : la non-violence, la véracité, l’intégrité ou sincérité, la tempérance, le désintéressement, le respect de ses obligations.

Vous remarquerez que ni l'amour pour autrui, ni l'altruisme, ni la compassion, ni l'empathie, ni l'entraide, ni la solidarité ne font partie des devoirs (ou dharma) vis-à-vis des autres.

Ces sentiments, ces comportements sont, sans nul doutes, nobles, généreux et recommandables mais ils ne font pas partie de la sadhàna (ensemble des pratiques et règles) de La Voie.

Il est ici question de spiritualité, pas de morale ni de sociologie pas plus que de philosophie ou d'éthique. Si votre tempérament vous porte à la générosité, à la solidarité, à la compassion et toutes ces sortes de choses, alors tant mieux ! Ce sont des qualités souhaitables pour la bonne marche de l'humanité, mais la spiritualité ne traite pas de la bonne marche de l'humanité. La spiritualité s'occupe de l'accomplissement de chaque âme durant son voyage à travers le cycle des incarnations, jusqu'à sa Libération.

Ces devoirs vis-à-vis d'autrui sont explicités ici :

a) La non-violence. Attention, cette non-violence ne doit pas s'exercer dans le cas où vous êtes agressé : il est de votre devoir de vous défendre. Ce devoir de vous défendre entre dans le cadre des devoirs vis-à-vis de soi- même. Protéger votre intégrité physique et morale est un devoir sacré vis-à- vis de vous-même. Votre corps est le « temple-de-Dieu » l'instrument de votre accomplissement spirituel durant cette incarnation.


« Se défendre est un Dharma dû à la Grâce du corps. » 

Bhaktimàrga 1-5-16


b) La véracité vous permet d'avoir l'esprit tranquille, dans l'instant, en prise directe avec le Saint-Nom, ou Verbe. Comment pourriez-vous être dans le service, en mentant ? Par contre la véracité ne vous demande pas de dire les choses sans précaution, sous prétextes qu'elles sont vraies, dans le cas où ce que avez à dire pourrait heurter, faire du mal à l'autre. La non violence s'exerce aussi dans les mots, les propos que vous tenez aux autres.

c) L'intégrité s'exerce autant vis-à-vis de vous même que vis-à-vis des autres. Être conforme à ce que l'on est profondément est une condition incontournable à la bonne Observance du service. L'intégrité c'est aussi l’honnêteté, l'absence de mauvaises intentions.

d) Le désintéressement est demandé aussi dans le cadre des règles à respecter vis-à-vis d'autrui, sans perdre de vue que ces règles vis-à-vis d'autrui ne sont pas là pour le bien d'autrui mais pour celui du pratiquant. Ceci dit si ça engendre du bien pour autrui tant mieux ! En effet, en les respectant le pratiquant (Marcheur) s'améliore et augmente ainsi la profondeur de sa Conscience et l'expérience, le vécu qu'il a de La Voie.

Le désintéressement c'est de faire les choses, vis-à-vis d'autrui, sans que la motivation soit son propre intérêt. L'exercice de cette vertu favorise le détachement, le non-agir. Le désintéressement ne vous oblige pas à refuser des remerciements, des marques de reconnaissance, même pécuniaires. C'est la motivation de vos actes qui se doit d'être désintéressée.

Le désintéressement est la base du service ou du non-agir. Le désintéressement est une forme de détachement. Quand vous faites les choses parce qu'elle doivent être faites, du mieux qu'il vous est possible sans attendre de récompenses, de compliments vous êtes dans le non-agir, à condition de ne pas oublier de pratiquer la technique dite du Saint-Nom. Le non-agir, plus qu'une posture mentale, est avant tout une pratique.

e) La tempérance vis-à-vis d'autrui est la modération ou retenue volontaire dans ses relations à autrui. La tempérance peut être définie par : tout ce qu'un individu se retient de faire. L'autodiscipline est essentielle dans l'existence, elle est d'ailleurs un des points de l'agya qui est explicité plus loin. La Tempérance vis-à-vis d'autrui inclut la retenue de représailles, de rancune comme signe tangible d'un désir de paix et de pardon, la retenue d'arrogance comme signe tangible d'humilité et de modestie ainsi que la retenue d'excès de toutes sortes comme forme de prudence, de calme et de contrôle de soi.


«La rancune empoisonne le rancunier,
l'indifférence vaut mieux que la vengeance. »

Bhaktimàrga 1-5-17


« La colère mène à la confusion où la Conscience se perd. » 

Bhaktimàrga 1-5-21


B/ Devoirs vis-à-vis de soi

Le respect de ses devoirs s'exerce aussi vis-à-vis de soi-même. Par exemple prendre soin de votre corps, de votre santé est un devoir, une obligation, un dharma (devoir sacré pour La Voie)

Les devoirs vis-à-vis de soi sont, la propreté, se soigner, la sobriété, la bonne humeur, la sérénité, la détermination et l'ardeur dans la pratique.


« Satisfaire tes besoins est Dharma. » 

Bhaktimàrga 1-4-17


N'oubliez-pas que tout ce que vous faites, du lever au coucher, est du service, un des trois piliers fondamentaux de La Voie. Le service c'est de faire tout au mieux, en gardant une part de son attention sur le Saint-Nom, ou Verbe tout en restant détaché du fruit de vos actes.

a) La propreté du corps, l'hygiène sont absolument nécessaires et importants, quand vous vivez dans des conditions qui le permettent. Être en bonne santé est le minimum que vous pouvez faire pour assumer vos devoirs (Dharma) et avoir de la constance dans l'Observance (la pratique assidue) des trois piliers. Pour être en bonne santé, une bonne hygiène est nécessaire.

b) Se soigner est la base même du respect vis-à-vis du Créateur et de votre dharma. Le corps est le temple de Dieu. C'est par lui que vous pouvez assumer votre dharma, pratiquer les quatre techniques de méditation et observer les trois piliers de La Voie.

Attention : au moindre signe de mal-être physique, avant de tenter de rééquilibrer vos chakras (vous savez ce que j'en pense), de vous détoxifier et toutes ces sortes de choses, consultez un médecin allopathe afin qu'il vérifie s'il n'y a pas une pathologie particulière nécessitant des soins médicaux spécifiques. L'auto-médication, les médecines alternatives, naturelles ont leurs limites et, par exemple, en cas de dysfonctionnement de la thyroïde ou d'infection par des germes pathogènes ou d'insuffisance cardiaque rien ne vaudra les soins allopathiques.

Il est nécessaire de bien dormir, la méditation ne remplace pas le sommeil et si vous n'avez pas le temps de méditer le soir et/ou le matin, à cause de vos obligations, ne méditez pas, couchez-vous et dormez. Vous méditerez à d'autres moment, par exemple en fin de journée, si vous rentrez le premier (au cas où vous viviez à plusieurs) et que vous disposez d'une heure de tranquillité. Après vous être douché vous serez disponible pour la méditation.

c) La sobriété est essentielle en tout : pour ce qui concerne la nourriture, l'alcool, le jeu, les substances psycho-actives, les plaisirs de toutes sortes, les paroles. L'excès en tout nuit. Le fait d'exercer la tempérance favorise la maîtrise de votre volonté sur votre mental, vos désirs, vos pulsions. Les plaisirs ne sont pas à proscrire mais la maîtrise est nécessaire. Cette maîtrise se retrouvera dans la méditation.

d) La bonne humeur. Si vous le pouvez, privilégiez la bonne humeur, le sourire même quand vous n'avez pas le cœur à rire. Souvent faire contre mauvaise fortune bon cœur fait s'éloigner les nuages. Méditez sur le Saint-Nom, ça vous aidera. De toutes manières vous êtes supposé, en tant que Marcheur, pratiquer la technique autant que possible. Si vous vivez à plusieurs, en communauté ou en famille, votre bonne humeur sera une bénédiction pour vos proches, vos colocataires et cela participe de votre dharma. La bonne humeur, même un peu forcée, est excellente pour votre santé et prendre soin de sa santé fait partie de l'agya.

e) La sérénité est comme la bonne humeur. Ne pas se faire de soucis inutiles, ne pas psychoter est une mesure d'hygiène mentale incontournable. Quoi de mieux que la pratique du Saint-Nom pour arriver à la sérénité et quoi de mieux que le lâcher-prise pour pratiquer la méditation.

f) La détermination. Un disciple, un pratiquant de La Voie sait pertinemment qu'il ne peut pas grand chose et veut rester, autant que possible, dans le non-agir, c'est-à-dire le service. Mais certaines choses sont entre ses mains, comme la constance dans l'Observance des trois piliers et la constance ne se peut pas sans détermination. Votre détermination à pratiquer est votre assurance de réussite.

g) L'ardeur est le résultat d'une grande soif et le signe de votre détermination. Votre soif de vérité, de l'Amour du Seigneur, de la Paix du Saint-Nom, si elle est grande, vous donnera toute l'ardeur, l'enthousiasme nécessaire à la Réalisation.


2, L'autodiscipline


Dans nos pays, beaucoup de gens n'acceptent pas la discipline, c'est pourquoi ils n'apprécient pas l'idée d'un maître-spirituel, d'un guru (qu'ils écrivent gourou et qui, pour eux, est un manipulateur pervers et/ou intéressé). Sur La Voie, aujourd'hui comme depuis toujours, la discipline est nécessaire.

Comme il y a des disciplines olympiques, telles l'aviron, le judo et autres sports, il y a des disciplines spirituelles qui demandent une certaine discipline. La discipline nécessaire sur La Voie est une autodiscipline : c'est à chaque pratiquant de se discipliner.

Il y a des choses à faire et ces choses demandent à être faites, que l'on ait l'envie, le désir de les faire ou non. Il s'agit de faire ce que l'on a à faire plus que ce que l'on veut faire. C'est comme la vaisselle. Quelles sont ces choses qu'il est nécessaire de faire sur La Voie ? Déjà observer l'agya est une chose à faire, il y a aussi les trois piliers de La Voie : le service, le satsang et la méditation.

Dans le respect de ses devoirs vis-à-vis d'autrui il a été mentionné la tempérance. La tempérance, qu'elle s'exerce vis-à-vis d'autrui ou vis-à-vis de soi demande de l'autodiscipline. Cette autodiscipline s'exerce sur tout : la nourriture, les boissons (alcools, café, thé) , le jeu, le sexe, le sport, le sommeil.

Tout excès nuit. L'autodiscipline et la tempérance sont là pour éviter que votre comportement ne vous soit nuisible, tant en terme de santé physique que morale. L'autodiscipline est essentielle dans l'existence. Pour vivre une vie spirituelle épanouissante menant à sa finalité il est nécessaire d'avoir de la constance et sans auto-discipline la constance est impossible.

L'autodiscipline est d'autant plus importante qu'il n'existe pas de discipline à proprement parler sur La Voie ; il n'y a personne qui vous obligera à faire quoi que ce soit. A cause du libre-arbitre personne, sur La Voie, ne peut vous obliger à faire quoi que ce soit. Tout doit venir de vous. C'est le Créateur qui a voulu l'être-humain comme ça, doué du libre-arbitre et personne ne peut aller contre ce libre-arbitre.

  
3, La posture


La posture dont il est question ici n'est pas uniquement celle du corps durant la méditation formelle. Il est ici aussi question de la posture-intérieure, celle que l'on a du lever au coucher. Toutefois la posture de méditation est importante aussi.

Pour ce qui est de la posture de méditation, un résumé clair dit bien ce qui est demandé : « La posture doit être stable et confortable. » Ensuite la posture dépendra de la technique de méditation. Selon la technique la posture physique changera un peu tout en restant stable et confortable.

Sur La Voie il y a quatre techniques de méditation, il s'agit de les pratiquer dans l'ordre suivant qui vous a été enseigné au moment de la Révélation. 

Pour ce qui est de la posture-intérieure, elle est un état-d'esprit favorable à la méditation en particulier et à la vie spirituelle en général. Cette posture-intérieure est un mélange de simplicité, d'humilité, de soif, de constance, de détermination, de foi, de détachement et de lâcher-prise.

Le Christ conseillait, pour ceux qui envisageaient de connaître le Royaume (la conscience de la béatitude ou Satçitananda) d'être comme des petits enfants et, pour cela, de laisser mourir, en esprit, le vieil Homme. Quelle est la principale caractéristique d'un petit enfant ? La simplicité et l'humilité.

Pour ce qui est de la foi, je tiens à préciser que la foi n'est pas la croyance ni la crédulité. Avoir foi en quelqu'un signifie qu'on lui fait confiance.

Pour ce qui est de l'humilité, il ne s'agit pas de la modestie. L'humilité c'est de se considérer objectivement, sans se surestimer ni se sous-estimer.

Le détachement n'est ni l'indifférence ni le fait de jeter ses biens et ses proches. Pour un pratiquant de La Voie (un Marcheur), le détachement est l'attachement au Saint-Nom. En pratiquant la technique dite du Saint-Nom on est dans le détachement. La posture profonde du véritable détachement vient à force de pratique.

Parmi ces caractéristiques peu sont adoptables par sa volonté : on ne décrète pas être humble ni simple. On ne peut pas non plus s'obliger à avoir soif et à être détaché, à part en pratiquant régulièrement la technique du Saint-Nom. Mais il y a une des ces vertus qui est de notre ressort, c'est la constance ; pratiquer chacun des trois piliers de La Voie chaque jour, envie ou pas envie.

Pour ce qui concerne les autres qualités qui font la bonne posture-intérieure, elles viennent au fur et à mesure de votre réalisation, par la pratique assidue des trois piliers que sont le service, le satsang et la méditation. Au fur et à mesure que ces qualités apparaissent, votre conscience s'approfondissant, les effets de la pratique deviennent concrets dans votre existence.

Il y a quelques qualités essentielles à cultiver, sur La Voie, elles sont la sérénité, la simplicité, le sérieux, la maîtrise de soi et la pureté des pensées.





FIN