lundi 27 mars 2017

Avant-propos





Le Bhaktimàrga

La voie de la dévotion

commentaires de Sri Hans yoganand ji





La Voie est un moyen d'accomplir le propos de votre vie. Un pratiquant de La Voie retrouve son enseignement à la lecture de livres tels que le “chant du bienheureux” (Bhagavad-Gîtà), le Tao-Te-king, l'évangile de Jésus, le Guru Granth Sahib, le Yogasûtra et le Bhaktimàrga.

Pour ceux qui n'ont pas reçu la Révélation et qui ne pratiquent pas les trois piliers ni n'observent l'agya, ce n'est sans doute pas évident, pourtant la parenté est flagrante, surtout sur les versions de ces textes réécrits, retraduis à la lumière de La Voie. Leur lecture ne laisse aucun doute quant à la parfaite identité de ces différents enseignements, au delà des langues et des contextes historiques particuliers à chaque pays.

Les spécialistes en spiritualité d'origine indienne connaissent le “trimàrga” ou “voie vers la Libération” et ses différents composants, le jnana, le Karma et le bhakti-yoga. Mais ces mêmes spécialistes ne connaissent pas La Voie et la Connaissance qui leur est pourtant antérieure et les a inspiré. La Voie est peu connue sous ce nom en occident.

Chacun des trois yoga du trimàrga a une Sadhàna qui se propose d'amener le yogi à la Libération. La Voie a aussi un socle de pratiques, une Sadhàna, composé des trois piliers et de l'agya.

La Voie, ce nom est récent sous cette forme, mais on trouve des traces de sa pratique sur des iconographies et poteries datant de cinq milles ans avant notre ère dans des fouilles archéologiques des bords de l'Indus, au Pakistan actuel (Mohenjo-Daro).

Pour certains archéologues, les traces retrouvées prouveraient, tout au plus, qu'à cette époque, dans cette civilisation, on pratiquait une forme de méditation, sinon de yoga. Pour un initié à La Voie, les postures et les symboles qui entourent les artefacts retrouvés durant ces fouilles disent, sans l'ombre d'un doute, que dans cette civilisation de l'Indus on pratiquait La Voie.

Quand on voit, sur une poterie, un homme assis jambes croisées sur un socle haut, posé sur trois pieds, on ne peut s'empêcher de penser aux trois piliers sur lesquels repose la pratique de La Voie. Les dates de la fin de cette civilisation et du début du védisme correspondent et les Aryens, dans leur migration progressive vers le Nord de l'Inde, amenant avec eux le Sanskrit, rencontrèrent, dans le Cachemire actuel, un enseignement délivré par les exilés, les enfants, les descendants de la civilisation fraîchement disparue à cause d’événements assez brutaux, comme des tremblements de terre et le détournement d'un fleuve (Sarasvati).

Certaines spiritualités et religions indiennes ou chinoises sont ce qui reste de La Voie une fois que les porteurs du message ont disparus. Quand la parole vivante se tait, les hommes transforment son message au fur et à mesure des années qui passent. La transmission se faisant souvent de bouches à oreilles -comme pour le bouddhisme durant 450 ans- avant d'être écrite, vous imaginez les distorsions du message d'origine.

Des faits sont magnifiés et de récits ils deviennent des légendes pleines de miracles chargées de considérations socio-culturelles, historiques et politiques qui cachent les perles de la vérité au milieu d'un tas de cailloux. Par exemple pour les évangiles: au milieu des citations des paroles du Christ, les rédacteurs des évangiles, au fur et à mesure de la montée ''en-puissance'' de la chrétienté, ont incorporé des considérations morales qui n'étaient pas du Christ et relaté des miracles dans le but d'impressionner les chrétiens.

Pour la Bhagavad-Gîtâ, les hindouistes l'ont récupérée en l'incorporant, artificiellement, dans une ancienne épopée historique, le Mahabharata. Ils ont fait en sorte que le maître de cet enseignement, dont le “chant du bienheureux” était la narration; soit oublié au profit de personnages mythiques, d'essence divine, comme Krishna, Arjuna et tous les membres des familles en conflit dans le Mahabharata.

Le Bhaktimàrga est le livre de La Voie

Il a été rédigé par un maître de La Voie, d'une traite, après un samadhi. Des références à d'autres livres sont incluses, en référence à l'enseignement commun car il n'y a qu’une voie, s'il y a plusieurs livres qui en parlent.